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Wednesday, 16 December 2015

ZO KWE ZO, Un homme est un homme

Le 13 Décembre, 2015, la nouvelle constitution de la République centrafricaine a été votée.

Nous avons entendu des coups de feu dans Batangafo, beaucoup moins que dans Bangui où dans le quartier musulman, PK5, en plus d’avoir les urnes qui disparaissent, ils ont lancés jusqu’à des grenades. Il y a déjà deux morts et vingt et plus blessés.

ZO KWE ZO. Un homme est un homme, Boganda, le père de la patrie a dit. Le même qui a écrit et chanté son hymne avec la voix vigoureuse. ZO KWE ZO, chaque vie humaine est précieuse, nous avons envie de chuchoter à l'oreille poussiéreuse et pleine de sueur de l'être humain qui est au point de lancer une grenade contre d'autres êtres humains.

Mais dans ce contexte, lorsque quelqu'un répond qu'il ira voter pour retourner aux champs au bout de deux ans et faire que les écoles rouvrissent, vous comprenez que chaque personne est précieuse. Il y a toujours de l'espoir.


Mais que dit-elle la nouvelle constitution?

Selon le commentaire de Sandra Martin-Blanc, "on devrait être fou pour la soutenir." Pour quoi? Selon elle, en plus de donner trop de pouvoir au parlement ce qui pourrait conduire à la paralysie intitutionale, cela génère dans un pays de ressources limitées, un Sénat et des conseillers apparemment inutiles. Un exemple serait le Conseil économique et social a proposé dans l'article 112. D'autres seraient le Haut Conseil de la communication (article 115) ou la Commission nationale de médiation (article 116). Il semble plus utile en théorie, le tribunal pénal spécial. Je commente quelques curiosités.

L’article 18 pour mentionner quelque chose, déclare qu'il est un État laïque, même si dans l’article 26, le président doit prêter serment devant Dieu. Petits détails. Le plus attendu peut-être le 24, lequel limité à deux mandats de cinq ans les aspirations d'un président. Bien sûr, il y a qu’à se référer à Rwanda pour vous rappeler que vous pouvez toujours changer la constitution à la dernière minute.

Comme vous vous pouvez l'imaginer, il y a des articles clairement coyunturels et politiques comme le 107 en affirmant que le président est responsable des actes commis au cours de son mandat, dans le cas de haute trahison. Pour le reste, il semblerait qu’ils profitent de l’immunité.

Mais je pense que le plus controversé est le 24 qui exclut comme candidats tous ceux qui ne n’ont pas vécu l'année précédènte à la République centrafricaine ou qui n’ont pas une propriété privé dans le pays. Et précisément en raison de l'exclusion de certains candidats nous écoutons à nouveau de la musique de guerre à Bangui et même ici à Batangafo.

De retour du papier à la réalité, aujourd'hui des groupes Antibalaka principalement de croyance chrétienne ont tiré à Bangui et des groupes Séléka en grande majorité de croyance musulmane ont tiré ici, à Ndele, Kaga Bandoro et Birao (comme par exemple la faction du FPRC dirigé par Nourredine Adam). Certains parce qu'ils ont pas accepté leurs candidats et d'autres encore parce qu'ils disent que les conditions pour des élections ne sont pas remplies, par exemple le retour de tous les exilés.


Je viens de voir à nouveau la personne qui m'a dit qu'il allait voter pour pouvoir cultiver à nouveau les champs. Je lui ai demandé et il m'a dit que, après d’entendre les tirs, prendre le risque d’aller voter oui ou non à une constitution qu’ils ne savent pas ce qu'elle dit, ne vaut pas la peine. Il votera, mais aux élections. Comme Brassens chantait, «mourir pour des idées est bien, mais de mort lente."

D'autres vont voter oui et non pour qu’il soit nul et ainsi se plaindre qu’ici, à Batangafo où aucune télévision ou radio fonctionne depuis des mois, personne leur a expliqué ce qu’ils votent. Sans parler de la crainte que si ils votent « non », il n’y aura des élections, ni paix, quand en principe il serait parfaitement possible d'organiser des élections et que le prochain président élabore un nouveau brouillon.

Il y a encore d'autres qui ne pensent pas à voter aux élections. Selon eux, quoi qu'il arrive aujourd'hui à la capitale, sera transformé en un oui et aux élections ils estiment que la communauté internationale fera tout ce qu'il faut pour faire vaincre leur candidat Martin Ziguélé, à qui ils jettent des pierres même dans son village, qui depuis de ses déclarations de qu’il ferait un pacte avec le diable pour renverser l'ancien président, est associé avec le groupe armé Séléka de majorité musulmane.


ZO KWE ZO, personne est plus que quiconque. Ainsi commencait l'ancienne constitution et ainsi commence ce qui semble être la nouvelle.

Voir si le père de la nation se passe aujourd'hui par Bangui pour tirer des oreilles à quelques personnes et que bientôt les gents puissent retourner sur leurs champs aimés et envoyer leurs enfants à l'école.

Bon courage Centrafrique.


Sunday, 13 December 2015

ZO KWE ZO, Un hombre es un hombre

Hoy, 13 de diciembre de 2015, se vota la nueva constitución de la República Centroafricana. 

Se han oído algunos tiros en Batangafo, muchos menos que en Bangui donde en el barrio musulmán PK5, a parte de desaparecer urnas, han lanzado hasta granadas. Ya hay dos muertos y veintitantos heridos.

ZO KWE ZO. Un hombre es un hombre, dijo Boganda, el padre de la patria. El mismo que escribió y cantó su himno por primera vez con voz vigorosa. ZO KWE ZO, cada vida humana es preciosa, le entran a uno ganas de susurrarle a su oído polvoriento y sudoroso a ese ser humano que está a punto de lanzar una granada contra otros seres humanos.

Pero cuando en ese contexto alguien te responde que va a votar para poder volver a cultivar los campos después de dos años y para que abran las escuelas entiendes que cada hombre es valioso. Que siempre hay esperanza.


¿Pero qué dice la nueva constitución?

Según el comentario de Sandra Martin-White, "habría que estar loco para avalarla". ¿Por qué? Según ella porque además de dar tanto poder al parlamento que pueda llevar a una parálisis intitucional, crea en un país de limitadísimos recursos un Senado y unos consejeros aparentemente innecesarios. Un ejemplo sería el Consejo Económico y Social propuesto en el artículo 112. Otros quizás el Alto Consejo de la Comunicación (art 115) o el Consejo Nacional de la Mediación (art 116). Más útil parece en teoría la Corte Penal Especial. Os comento algunas curiosidades.

En el artículo 18 por empezar por algo, se precisa que es un estado laico aunque según el 26 el presidente debe jurar su cargo ante Dios. Pequeños detalles. El más esperado puede ser el 24 en el que limita a dos mandatos de 5 años las aspiraciones de un presidente. Claro que no hay más que ver a Ruanda para recordar que eso siempre se puede cambiar en el último momento.

Como os podréis imaginar, hay artículos de contenido claramente coyuntutal y político como el 107 en el que se afirma que el presidente sólo será responsable de las acciones cometidas durante su mandato en el caso de Alta Traición. Para lo demás, inmunidad según parece. 

Pero creo que el más polémico es el 24 por el que se excluyen como candidatos a todos aquellos que no hayan residido el último año en la República Centroafricana o no tengan alguna vivienda en propiedad. Y precisamente por la exclusión de candidatos es por lo que se oye música de guerra de nuevo en Bangui e incluso aquí en Batangafo.

Volviendo del papel a la realidad hoy grupos Antibalaka de mayoría cristiana han estado disparando en Bangui y grupos Seleka de mayoría musulmana han estado disparando aquí, en Ndele, Birao y Kaga Bandoro (por ejemplo la facción FPRC de Nourredine Adam). Unos porque no han aceptado a su candidato y otros porque dicen que todavía no se cumplen las condiciones necesarias para unas elecciones, por ejemplo el retorno de todos los exiliados.


Acabo de ver otra vez a la persona que me dijo que iba votar para volver a cultivar los campos. Le he preguntado y me ha dicho que después de los tiros de hoy arriesgarse por votar sí o no a una constitución que no sabe lo que dice no merece la pena.  Que va a votar, pero en las elecciones. Como cantaba Brassens, "morir por las ideas está bien, pero de muerte lenta".

Otros van a votar que sí y que no para que sea nulo y así quejarse de que aquí en Batangafo donde no hay televisión ni radio desde hace meses nadie les haya explicado qué están votando. Eso por no hablar del miedo a que si votan que no, no habrá elecciones -ni paz- cuando en principio sería perfectamente posible celebrar elecciones y que el próximo presidente redactara un nuevo borrador.

Hay otros incluso que no piensan votar ni en las elecciones. Según ellos salga lo que salga hoy en la capital se transformará en un sí y en las elecciones creen que la comunidad internacional va a hacer lo que sea necesario para que venza su candidato: Martin Ziguelé, al que tiran piedras hasta en su pueblo porque desde sus declaraciones de que pactaría con el diablo para tumbar al antiguo presidente, se le asocia con el grupo armado de mayoría musulmana Seleka. 



ZO KWE ZO, nadie es más que nadie. Así empezaba la antigua constitución y así empieza la que parece que va a ser la nueva. 

A ver si el padre de la nación se pasa hoy por Bangui a tirar de las orejas a unos cuantos y la gente pronto puede volver a cultivar sus queridos campos y a enviar a sus hijos a las escuelas.

Bon courage Centrafrique.